11ème arrondissement
   

59, rue de Charonne

"Une méridienne à réflexion

côtoie deux petits cadrans solaires"

      Deux petits cadrans solaires et une méridienne perpendiculaire à réflexion sont installés depuis 1980 sur les murs de trois immeubles entourant une cour.

Les cadrans solaires

Le cadran de l'après-midi

     Sur la façade de l'immeuble de droite, un cadran, vertical orienté de l'après-midi, en pierre blanche, de 40 cm sur 40 cm, épais de 4 cm, repose sur un corbeau triangulaire.

La devise est en haut à gauche :

QUE LES HEURES CLAIRES

     Le style est une fine tige métallique terminée par une plaque.

Le cadran du matin

     Presque en face, sur l'immeuble de gauche, un cadran semblable, mais du matin, repose sur un corbeau semi-circulaire.

     Le style, une tige métallique d'environ 20 cm, semble scellé sur le bord droit de la table; il est prolongé par une plaque étoilée avec œilleton.

La méridienne à réflexion

      La méridienne à réflexion est composée de deux éléments.

Le miroir

     Le miroir, carré, d'environ 20 cm de côté, est vertical. Scellé dans sa niche, il est orienté plein Sud, à environ 12 m de haut et à gauche du mur du pignon aveugle, façade Est de l'immeuble de droite en entrant dans la cour.

La méridienne

      La méridienne fait face au miroir, environ 9,50 m plus au Sud, sur le mur Nord de l'immeuble de la rue. Elle est tracée comme une échelle formée de deux traits verticaux, séparés de 20 cm et avec des positions approximatives, depuis le haut du 2ème étage, marqué "solstice d’Hiver", jusqu’au plafond du passage qui traverse l’immeuble.

        Elle passe par une position intermédiaire, marquée "Équinoxe", en haut du 2ème étage. De la mi-octobre à la fin du mois de février, la partie supérieure ne fonctionne pas, car les rayons du Soleil ne parviennent pas jusqu’au miroir. Par contre, la méridienne est active tout l’été, jusqu’à la plaque d’égoût au pied de la méridienne, mais non tracée.

L'entrée de l'immeuble est ouverte dans la journée.

Cadrans solaires de Paris, p. 214