12ème arrondissement
 

La Lyre du Sénégal

293, avenue Daumesnil
en 4500 av, J.C.

    

"Une lyre du Sénégal qui serait un des plus anciens mégalithe du monde"

 

       Le Soleil et la Lune ont été observés dans plusieurs pays, grâce aux mégalithes, temples et tombeaux.

       Les plus anciens semblent être ceux du Sénégal, avec la tombelle de Diam-Diam, Niani-Maro, Cercle du Sine-Saloum, dont la France possède à Paris une Lyre exposée sur l'Esplanade du Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie, à Paris et qui date de 4500 av J.C. environ.

     D'autres ont été trouvés à Malte entre 3600 et 2500 av J.C., à Newgrange en Irlande, vers 3200 av. J.C., en Bretagne en France vers 3000 av. J.C., enfin à Stonehenge, en Grande-Bretagne, vers 2750 av. J.C.

  Le Dr. Jouenne a, le premier, recensé et établi la liste des stations mégalithiques de Sénégambie. Il a écrit plusieurs articles sur les monuments mégalithiques du Sénégal, de 1916 à 1930.

 

 

        Ce sont des pierres bifides à tenon central, disposées dans la ligne frontale, en face d'un cercle, de telle sorte que le rayon du Soleil levant, au solstice d'hiver, frappe une tombelle du cercle à 1' Est du Nord magnétique, la seconde, plus au sud, orientée vers l'Ouest, de telle sorte que le rayon du Soleil levant, au Solstice d'été, frappe, entre les branches de la "lyre", une pierre-auteur, située à 2 m à l’Ouest.

    Certaines de ces "pierres-lyres" portent une cupule au sommet postérieur.. Le rôle astronomique de ces pierres serait associé à un système solaire encore en vigueur.

La lyre du Musée

      Le mégalithe en forme de lyre est un don du gouvernement du Sénégal au Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie. Il provient du village de Soto, au Sénégal, à 5 km au Sud-Ouest de Kaffrine, à 250 km de Dakar, sur la ligne de Tambacounda.

     En grès ferrugineux ou latérite, il mesure 2,40 m de hauteur et 1,60 m de largeur. Il se trouvait à demi-enfoncé dans le sol et isolé, alors que la plupart des mégalithes analogues sont groupés en cercles et lignes frontales de tombelles, petites buttes funéraires, et pierres-autels.

 

   La pierre était déjà isolée de son site lorsqu'elle a été trouvée. Elle était à demi-enterrée dans le sable latéritique. C'est précisément en raison de cet isolement et parce que le site d'origine ne risquait pas d'être dégradé par le retrait de la pierre, qu'elle a pu être déposée au Musée.

 

 

    Le mégalithe est installé en plein air, sur l’esplanade.

Cadrans solaires de Paris, nouveau