8ème arrondissement
 

L'Obélisque de la Concorde

place de la Concorde

"Faire de la Concorde une immense horloge publique :

le rêve d'un astronome, d'un architecte et d'un géographe"

    L'obélisque de la Concorde se dressait, avec son frère jumeau, près du pylône du Temple de Louqsor édifié par Ramsès II vers 1250 av. J.C. Offert en 1831 par Mehemet-Ali à la France, l'obélisque fut transporté jusqu'à Paris en décembre 1833. Le 25 octobre 1836, en présence du roi Louis Philippe, il est installé au centre de la place de la Concorde.

Le cadran solaire de Camille Flammarion

    En 1913, l'astronome Camille Flammarion, fondateur de la Société Astronomique de France, proposait à la Ville de Paris de tracer sur la place de la Concorde les lignes du "plus vaste cadran solaire du monde". La guerre de 1914 n'a pas permis de réaliser ce rêve.

Le cadran solaire de Daniel Roguet

      En 1938, Daniel Roguet, architecte DPLG, architecte de l'Observatoire de Juvisy, membre du Conseil de la S.A.F, avec la collaboration des Ingénieurs et Géomètres de la Ville de Paris et du Service Géographique de l'Armée, reprend le projet de Flammarion.

     La devise prévue était celle de la Ville de Paris :

FLUCTUAT NEC MERGITUR.

     Les travaux sont commencés au printemps 1939, mais interrompus par la guerre de 1939-1940.

      Les traces du cadran, commencé en 1938, sont visibles : creusées dans le sol de la chaussée qui entoure le parterre au Sud de l'obélisque. 5 lignes horaires devaient aboutir à des plots en bronze portant les indications des heures et des saisons.

Le cadran solaire de Denis Savoie

Un nouveau projet de Philippe de la Cotardière et de Denis Savoie, Président actuel de la Commission des Cadrans Solaires de S.A.F.

L'inauguration du cadran solaire a eu lieu le 21 juin 1999

      En tenant compte du fait que la hauteur du Soleil varie au cours de l'année, les courbes indiquant les dates des débuts de saison, 21 juin, solstice d'Eté, 23 Septembre, équinoxe d'hiver, 22 décembre, solstice d'hiver, 20 mars, équinoxe de Printemps.
    Au cours de la journée, l'extrémité de l'ombre de l'obélisque parcourt la place de la Concorde d'Ouest en Est, depuis le lever jusqu'au coucher du Soleil. Très longue le matin, elle se raccourcit pour devenir la plus courte à midi au Soleil, puis s'allonge de plus en plus dans l'après-midi. Lorsque la pointe de l'ombre passe sur une ligne horaire, matérialisée sur le sol, il suffit de lire l'heure indiquée à l'extrémité de la ligne.

Un tableau situé près de l’obélisque indique la correction à apporter pour connaître l’heure du XXème siècle.

Cadrans solaires de Paris, p.131-132