Éditorial - mai 1997, volume 111


Météorites et astronomie spatiale

Il y a longtemps, un astronome a remarqué qu'en observant les astres on pouvait mesurer la Terre; de la même façon, en ramassant les "bons" cailloux et en les étudiant, on obtient des informations sur Mars, la Lune, et autres astres, et par là, on remonte dans le passé du Système solaire. Il faut toujours se méfier ! Certaines techniques deviennent un jour opérationnelles; la tentation est grande alors de les exploiter en abandonnant certaines autres, les plus anciennes, apparemment moins attractives; les exemples abondent de l'erreur qui serait alors commise.

Il en est de même des sujets d'étude !

Les grands télescopes permettent des observations de plus en plus élaborées, en particulier du domaine extragalactique, domaine évidemment plus neuf que d'autres. L'Univers à différentes étapes de sa formation devient ainsi un objet d'observation.

En même temps, avec des instruments plus performant que ceux disponibles autrefois, des observations nouvelles des étoiles, du Soleil, etc. deviennent possibles. Les méthodes d'analyse des météorites s'affinent, des méthodes numériques sont mises au point, méthodes qui permettent d'appréhender certains problèmes théoriques nouveaux.

Il faut continuer à travailler sur les étoiles, le Soleil, les comètes, les météorites, plus généralement les systèmes solaires... sans oublier les outils théoriques nécessaires à l'interprétation des observations; malgré les avancées, tout est encore à faire, à vérifier, à mettre en perspective. Plus que jamais, gardons nous d'opposer les secteurs de recherche; tous participent, chacun dans leur domaine, à l'avancée des connaissances.

M. G.


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