Éditorial - octobre 1997, volume 111


L'astrophysique n'est pas absente de la vie de nos contemporains. Il n'est presque pas de jours où les moyens d'information de grande audience, radio, télévision, journaux, ne relatent pas la dernière découverte d'astrophysiciens ou d'astronomes quelque part dans le monde ; c'est une nouvelle planète, une étoile anormalement massive, un objet qui "fonce" vers la Terre, le lancement d'une sonde, les derniers exploits d'un robot qui, très loin de la Terre, franchit les obstacles, les distances de certaines étoiles qui ne sont pas ce que l'on pensait...
Des ouvrages, des conférences, des expositions, des stages, tout est bon pour assouvir sa passion pour l'Univers et les moyens de le découvrir, loin de nos problèmes quotidiens.

On peut cependant s'interroger ; et justement, l'univers quotidien, le ciel que nous pouvons voir, quand il est dégagé, quand il n'y a pas de pollution, est-ce qu'il nous intéresse encore ? Avons-nous réalisé que quatre planètes sont en ce moment visibles dans le ciel et avons-nous essayé de les voir ? Sommes-nous sûrs de comprendre ce que nous pouvons apercevoir ?

L'engouement qui s'est manifesté lors du passage de la comète Hale-Bopp au printemps a été bien réel ; de nombreuses personnes ont jeté pour la première fois un coup d'oeil vers les astres.
Pourtant, il existe encore des personnes qui s'interrogent, qui posent des questions sur cet astre si brillant dans la nuit - Jupiter - prêtes à y voir quelque chose de mystérieux ; d'autres sont intriguées par Vénus. Le ciel étoilé ferait-il encore peur ?

M. G.


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