2ème partie |
En 1992, la S.A.F. réalise, en collaboration avec Jean Kovalevsky, une
charte pour la préservation de l'environnement nocturne.
Co-signée par l'A.F.A. et l'A.N.S.T.J., elle est présentée à l'U.N.E.S.C.O.
au cours de la réunion de l'Union Astronomique Internationale et du
Conseil International des Unions Scientifiques .
En 1994, la commune de Reichstett, sous l'impulsion de Jean-Michel Lazou, adjoint au maire, refait son éclairage en tenant compte des données antipollution lumineuse ; les habitants sont satisfaits, d'autant que les économies de consommation d'énergie ont allégé leurs obligations fiscales.
En février 1995, l'Assemblée nationale vote une loi soumettant à une autorisation préfectorale l'obtention de l'utilisation des rayons lumineux publicitaires, type lasers.
En octobre 1995 se tient le Congrès de Rodez, décidé par le Comité de
Protection du Ciel Nocturne. De nombreux contacts très utiles y sont établis
et la campagne a été véritablement lancée.
Le maire de Rodez s'est engagé publiquement à mettre en conformité
l'éclairage de sa ville.
Le rapport du congrès a été publié en 1996.
1995 voit la création du C.N.P.C.N. par la S.AF, assistée par l'A.F.A. et
l'A.N.S.T.J..
Un dossier de présentation est mis en chantier, pour être diffusé largement
auprès des astronomes amateurs qui ont des problèmes d'environnement,
auprès des instances départementales et régionales pour les sensibiliser,
auprès des différents médias, pour obtenir leur aide à la diffusion.
1996 amène un élargissement des actions vers l'extérieur, en particulier
la Grande-Bretagne et les U.S.A.
En octobre, au cours des journées techniques de Chinon, le thème de la
pollution lumineuse a été très largement abordé.
En 1997 le Comité lance l'opération Atlas 97 qui mobilise de nombreux
amateurs qui ont pour mission de déterminer l'incidence des éclairages de
leur environnement sur les résultats de leurs observations, directement
visuelles, par photographie ou par caméras CCD.
Les résultats sont en cours de dépouillement.
1997 devrait voir l'intégration dans le Comité de Liaison des Enseignants Astronomes (C.L.E.A.) et de l'Association des Planétariums de Langue Française (A.P.L.F.).
Les approches sur le terrain se sont amplifiées, mais on doit les multiplier
en les favorisant par notre aide en logistique et en conseils techniques.
Un dossier plus détaillé doit être mis en chantier pour répondre à ces
demandes.
Les contacts avec les professionnels de l'éclairage, qui ont déjà fait prendre conscience aux fabricants des problèmes de mise à disposition des utilisateurs, d'appareillages adaptés ; quand on pense que souvent un simple réflecteur au dessus d'un lampadaire peut éviter de la nuisance, on peut espérer convaincre nos interlocuteurs.
Espérons donc que le ciel nocturne que l'U.N.E.S.C.O. a déclaré Patrimoine Mondial en 1992, nous reviendra.
Tous doivent lutter pour y arriver.
Tous doivent s'unir autour de ce projet.
Comme c'est un enjeu mondial, nous allons accentuer nos actions vers l'extérieur et nous pensons que là aussi l'Europe a un rôle primordial à tenir.
Michel LAURENT
Vice-président de la Société Astronomique de France
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