
La période écoulée s'est révélée particulièrement riche en événements astronomiques majeurs pour le grand public en général et pour les observateurs solaires en particulier. En effet, en l'espace de 18 mois, la France a connu coup sur coup deux éclipses totales de Soleil, spectacle grandiose s'il en est, mais phénomène rarissime en un lieu donné. Avant celles-ci, la dernière éclipse totale de Soleil visible en métropole remontait en l'occurence au 15 février 1961, et il faudra attendre le 3 septembre 2081 pour bénéficier de nouveau d'une éclipse totale de Soleil visible en métropole.
La première éclipse n'a intéressé en fait qu'une infime fraction du territoire, s'agissant du département d'outre-mer de la Guadeloupe. Le 26 février 1998, les pointes nord de Basse-Terre et de Grande-Terre ont été plongées dans une obscurité blafarde durant plus de 3 minutes.
La seconde éclipse, par contre, a touché la métropole selon un axe Fécamp-Sarreguemines. Le 11 août 1999, une bande de territoire français de 110 km de large a vu disparaître le Soleil derrière la Lune pour une durée ayant atteint par endroits 2 minutes et 20 secondes. Malheureusement pour les habitants de la capitale, Paris, qui n'a pas connu d'éclipse totale depuis le 22 mai 1724, n'a toujours pas été concernée puisque le Soleil n'y a été occulté qu'à 99,3% !
Entre ces deux éclipses totales sont venues s'intercaler deux éclipses annulaires invisibles en France, mais visibles en Australasie, phénomènes intéressant d'ailleurs d'avantage les océans que les continents. Il s'agissait des éclipses du 22 août 1998 et du 16 février 1999. Les éclipses annulaires de Soleil présentent un intérêt scientifique et esthétique bien moindre que les éclipses totales de Soleil.
En 2000 s'ensuit une série de quatre éclipses partielles de Soleil pour clore le millénaire. Les éclipses partielles de Soleil ne présentent pratiquement aucun intérêt, si ce n'est pour le curieux du ciel. Ce sont les éclipses du 5 février 2000, 1er juillet 2000, 31 juillet 2000 et du 25 décembre 2000.
Le nouveau millénaire s'ouvre en grandes pompes par une série de six éclipses centrales de Soleil successives inaugurée par une superbe éclipse totale dont la durée maximale atteint près de 5 minutes. Viennent tout d'abord l'éclipse totale du 21 juin 2001 et l'éclipse annulaire du 14 décembre 2001. Viennent ensuite l'éclipse annulaire du 10 juin 2002 et l'éclipse totale du 4 décembre 2002 puis l'éclipse annulaire du 31 mai 2003 (de fait, la phase finale passé le maximum de cette dernière est visible comme éclipse partielle depuis la métropole au lever du Soleil) et l'éclipse totale du 23 novembre 2003.
Les acteurs font momentanément relâche avec les éclipses partielles du 19 avril 2004 et du 14 octobre 2004.
Il s'ensuit un quadruplet d'éclipses centrales, alternativement totale (ou annulaire-totale) et annulaire, intéressant la France dans son acception la plus large. Il convient de mentionner à ce titre, outre les deux éclipses concernant les départements et territoires d'outre-mer décrites ci-dessous, les éclipses annulaire du 3 octobre 2005 et totale du 29 mars 2006. La première, dont la ligne de centralité perce Madrid en plein cur, donnera lieu à une très forte éclipse partielle dans l'ensemble de la métropole ; la deuxième, dont la ligne de centralité passe aux portes de l'Europe en Turquie, donnera également lieu à une belle éclipse partielle en métropole.
Les acteurs font à nouveau relâche avec les éclipses partielles du 19 mars 2007 et du 11 septembre 2007.
Ce tour d'horizon s'achève provisoirement par un sextuplet d'éclipses centrales, alternativement annulaire et totale, à savoir l'éclipse annulaire du 7 février 2008 et l'éclipse totale du 1er août 2008 (visible comme faiblement partielle en France métropolitaine), puis l'éclipse annulaire du 26 janvier 2009 et l'éclipse totale du 22 juillet 2009, celle dont la phase totale a la plus longue durée de ce XXIe siècle et accessoirement du saros actuel, analogue à celle du 30 juin 1973 (dite du "Concorde") et à celle du 11 juillet 1991, et enfin l'éclipse annulaire du 15 janvier 2010 et l'éclipse totale du 11 juillet 2010 (visible comme telle en Polynésie française).
La liste n'est pas exhaustive en ce qui concerne les départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane française, Réunion), les territoires d'outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française, Terres australes et antarctiques françaises) et les collectivités territoriales de la république française (Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Barthélemy et la partie française de Saint-Martin) ainsi que les autres territoires sous souveraineté française.
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Dernière mise à jour le 19 novembre 2009.
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