Imaginons un spationaute égaré scrutant la partie non éclairée de la planète Terre, le 31 décembre dernier. Il aurait vu une onde de lumière, faite de bouquets d'étoiles artificielles et éphémères, parcourir la boule bleue en 24 heures, et il aurait pu se demander ce qui motivait cette effervescence du globe terrestre ! Les lumières de la fête se sont éteintes et la Terre continue imperturbablement sa course dans l'espace.
Ainsi va L'Astronomie... après le numéro exceptionnel et riche en couleurs de décembre, ce premier numéro de l'an 2000 n'offre rien d'exceptionnel dans sa composition et le lecteur retrouve L'Astronomie qu'il connaît bien, sa revue plus que centenaire.
Les articles sont variés et promèneront le lecteur dans le temps.
Le passé est évoqué avec la traditionnelle liste des anniversaires astronomiques et aussi avec le parcours dans la vie et l'uvre d'un illustre astronome amateur montpelliérain, Marcel Moye.
Le présent, c'est un commentaire pertinent sur des rumeurs relatives à la luminosité d'une récente Pleine Lune ; c'est aussi la présentation d'Audine, la caméra CCD dont beaucoup d'amateurs rêvent depuis longtemps et qui devient enfin accessible ; c'est, bien sûr aussi, la découverte récente d'un astéroïde par un membre de la SAF et le récit de la soirée où l'on attendit, en vain, des images de Mars prises par Mars Polar Lander.
Quant au futur, il sous-tend les deux articles consacrés à des recherches en astrophysique. Le premier concerne la détection des planètes hors Système solaire, une page de l'astronomie qui s'est ouverte il y a quelques années et qui n'est pas près de se refermer. Le deuxième article présente l'une des nombreuses tentatives qui sont actuellement menées pour essayer d'y voir plus clair dans une matière sombre toujours très énigmatique.
De cette grande diversité des articles, nous espérons qu'un maximum d'abonnés se trouveront satisfaits. Si l'on fait sienne la proposition de Charles Péguy : " Une revue n'est vivante que si elle mécontente, chaque fois, un tiers de ses lecteurs ", alors, sans hésitation, L'Astronomie est une revue qui vit.
Marie-Claude Paskoff
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