Éditorial - juin 2003, volume 117



Éditorial

Depuis plus de vingt ans déjà, en France et ailleurs, la journée qui commence la saison d'été, le 21 juin, est consacrée à la musique, à toutes les musiques. Pourquoi évoquer cette fête de la musique dans une revue d'astronomie ? Pourquoi rapprocher ces deux disciplines qui, dans notre société, appartiennent à deux univers bien étrangers l'un à l'autre, celui des sciences et celui des arts ? Et pourtant, elles le furent étroitement dans le passé. Notre civilisation et l'Antiquité grecque dont elle est issue ont associé fondamentalement l'astronomie et la musique. C'est ce que Dominique Proust nous explique avec pertinence dans ce numéro. Ce rapprochement a-t-il encore une justification, aujourd'hui ? À partir de quelques "portraits" le lecteur pourra se forger une ébauche de réponse. Quelle que soit celle-ci, il est certain que l'astronomie et la musique nourrissent ce petit coin de rêve et d'émotion présent au cœur de chacun.

Cette livraison de L'Astronomie aborde aussi plusieurs sujets de l'actualité astronomique. L'évolution de l'Univers est un de ces grands thèmes qui passionnent les cosmologistes, et beaucoup d'autres. Alain Blanchard dresse un bilan des idées du passé et présente la vision actuelle, résumée par le titre de son article : "L'expansion de l'Univers s'accélère-t-elle ?". La planète Mars, dont l'opposition historique se rapproche, est bien évidemment à l'honneur, grâce à Daniel Crussaire. Nous aurons encore l'occasion, à plusieurs reprises dans de prochains numéros, de reparler de cette planète ainsi que des missions qui sont en route vers elle. Hors actualité mais aussi hors du temps, Edmond Diemer nous emmène dans le désert libyque pour y découvrir de bien curieux cailloux.

Le mois de mai avait été particulièrement fertile en événements astronomiques, visibles en France. La météo, en général assez bonne, a permis à de nombreux astrophotographes de réussir de beaux clichés. Nous vous proposons donc, ici, une rétrospective du passage de Mercure devant le Soleil.

La vie associative de la SAF occupe toujours une place, même modeste, dans chaque numéro de L'Astronomie. Les récits qui vous sont proposés sont un écho de ce qui fait la vie de la SAF : des réunions, des animations. Tous ceux qui s'y intéressent savent qu'une association s'appuie sur des personnes. Si ce numéro vous est parvenu tardivement, ce que nous regrettons sincèrement, c'est d'une part parce que le mois de juin a été un mois difficile en raison des grèves, mais aussi d'autre part en raison du peu de personnes présentes quotidiennement au siège de la Société. Nous lançons un appel à ceux et celles qui pourraient donner un peu de leur temps ; elles seront les bienvenues au 3 rue Beethoven.

Marie-Claude Paskoff


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