Éditorial - mars 1997, volume 111


À propos de comètes

Il y a un an, lors du passage de Hyakutake, un éditorial avait été consacré à l'arrivée d'une belle comète dans le ciel et à la connivence qui s'est parfois nouée autour de son observation.

Le phénomène semble être encore accentué avec Hale-Bopp, cet astre qui brille, même en pleine ville, dès le coucher du Soleil.

Ne parlons pas des spécialistes qui, au vu des télégrammes de l'UAI doivent se régaler, les découvertes se succédant à un rythme soutenu : parlons plutôt de ceux qui ne connaissent pas le ciel, ceux qui n'osent pas aborder le domaine des sciences dites "dures" ; c'est si difficile, n'est-ce pas !

Il est certain que Hale-Bopp aura réussi à ce que, enfin, des personnes, qui n'avaient jamais regardé le ciel, se sont prises au jeu de l'observation, de la découverte, de la déception en cas d'observation contrariée, de la fierté de pouvoir partager avec d'autres leurs impressions.

Quelques notions devenues familières aux spécialistes ont probablement franchi des barrières: si la différence entre l'observation à l'œil nu et celle aux jumelles était déjà connue, la comparaison entre l'observation directe et les images diffusées un peu partout a sans doute étonné plus d'un et fait davantage progresser certaines notions que des discours mal acceptés.

La vision de la comète, si belle dans le ciel étoilé, nous interroge: comment un tel spectacle a-t-il pu être vu comme présage de malheurs, de difficultés accrues ? On dit pourtant le bon sens chose bien partagée !

M. G.


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